Transcription
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Monsieur, jay receu la lettre quil vous a pleu mescripre,
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ensemble les articles que les pères de mensonge
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ont presanté au conseil du roy, lesquelz ne contiennent
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ung seul mot de verité, ains sont tous plains de
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fausses impostures, comme je masseure leurs magestés
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cognoistrons assés. Je les vous renvoie et vous mertie
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très humblemant de ce quil vous plaist me despartir de
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vous novelles. Jay receu des lettres de monsieur le general
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Savoie, lequel puisquil at prins le chemin de Paris,
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nous narons de long temps en ce pais ; cestoit bien
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tousiour votre oppinion puisque ainsi est. Je vois icy
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retirer tout mon petit mesnage jusques à liver
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que jespère vous aler tenir compagnie si le bon pais
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de Provence ne vous y convie. Madame de La Motte
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est icy, laquelle trouvera quil y a difference du
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jeu au mesnage, toutesfois, elle y sera tost acostumée.
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Je feusse aler à Grenoble ung de ses jourts, mais il
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fault que je prette mes chevaulx à madame du
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Monestier qui sen va voir monsieur d’Ambrun. Ce neust
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esté sans vous aler baiser les mains et à madame et
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vous offrir service ; et à cest endroit, je vois saluer
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vous bonnes graces de mes très humbles recomandations,
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comme aussi faict la dame de nos biens. Je prie le
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Createur vous donner
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Monsieur en bonne santé, très bone et longue vie. De votre
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maison à La Motte, ce XXXVIIe aost
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Votre très humble et obeissant serviteur
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La Mote Verdeyer
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